Partageons mes amis, partageons !

Ce que j’ai de suite apprécié, dans la communauté SEO, c’est cette notion de partage. Bien sûr il ne sera pas le même selon la couleur des techniques mises en oeuvre. On pourrait schématiser en disant qu’une technique White sera généralement largement diffusée et le partage apprécié par toute la communauté, tandis qu’une technique Black Hat ne sera pas forcément mise sous le feu des projecteurs et sera généralement partagée dans un cercle plutôt restreint. Disons qu’au plus le chapeau se fonce, au moins le partage sera de mise. Et attention, si vous prenez le risque de dévoiler une stratégie censée restée prisonnière dans un cercle relativement fermé, vous serez contraints de verrouiller votre billet sous la pression des vilains chapeaux noirs 😉

Tandis que ma liste d’annuaires par exemple, rendra quelques petits services à tout le monde, mais sans offenser personne. On est clairement dans le cas de figure où il ne s’agit pas d’une méthode qui vous fera exploser dans les SERPs, mais en contre partie, il y a de la place pour tout le monde. Cerise sur le gâteau, contrairement à ce qu’avait prédis @Romain, aucun troll malgré le classement par PR :)

Puis, il y les astuces intermédiaires qu’on peut qualifier de « Grey » comme par exemple l’astuce des « like » sur Tumblr. Dans un premier temps partagé, le billet a rapidement disparu de la place publique. Du moins en ce qui concerne le premier blog à avoir diffuser l’information.

Je vais devenir un expert SEO grâce aux blogs…

Mais là n’est pas le sujet. Revenons à la majorité des billets que l’on peut retrouver sur la majorité des blogs SEO. Ceux que tout le monde consulte et se met à lire régulièrement lorsque l’on décide de s’intéresser au monde du SEO. Ceux qui viennent rarement titiller les guidelines de notre ami Google.

Voilà un rapide résumé de ce que l’on peut y trouver :

Pour les critères on-page on y apprend qu’il faut une structure propre, des balises optimisées, respecter une sémantique logique.
On y apprend ensuite qu’il faut rédiger son contenu en pensant « SEO » et que la rédaction de ce contenu doit être de qualité avec des densités de mots clefs parfaitement dosées.

On nous parle aussi de link baiting qu’on pourrait traduire par « technique visant à réaliser un site Web dont le contenu va tellement plaire que les gens vont faire des liens vers ce site d’eux même »

Ensuite on nous dit qu’il faut avoir un maximum de liens externes pointant vers notre site, qui plus est émanant de sites qui ont un très gros PR, avec des ancres contenant nos mots clefs favoris, placées en plein milieu du contenu de ces dits-sites. Et ces derniers ont bien sûr très peu de liens sortants. Mais vraiment très très peu hein, puisqu’il y a déperdition de jus même sur les liens nofollow. Du coup, sur notre site également, nous devons avoir très peu de liens sortants. C’est certainement pour cette raison que récemment, après avoir demandé à quelqu’un pourquoi avait-il si peu de liens sortant sur son site, il m’a aussitôt rétorqué « Le jus Google cousin, je l’tiens j’mle garde tonton ».

… Ou pas.

Une fois qu’on connait les leviers à activer pour réussir son référencement naturel, reste à savoir comment les activer. C’est ce que j’appelle le comment du comment.

Car réaliser un site parfaitement optimisé d’un point de vue technique, rédiger idéalement son contenu orienté SEO juste à la bonne dose, obtenir des backlinks spontanés sur des sites à thématique proche, dénicher pourquoi pas des spots discrets avec de gros PR, négocier et mettre en place les bons partenariats, rédiger des CP de qualité, etc… C’est pas sur un blog qu’on va vous l’apprendre. Et je ne parle même pas du périlleux exercice consistant à fédérer une communauté sur les réseaux sociaux à la mode sans tomber dans le « social washing ». Non, définitivement le comment du comment ne s’apprend pas en faisant de la veille. En fait, le comment du comment ne s’apprend pas tout court. A la limite, il s’acquiert.

Aussi, amis référenceurs en herbe, vous avez malgré tout la chance de savoir grâce aux nombreux blogs de qualité quelle montagne grimper, c’est maintenant à vous de trouver les bonnes prises ! En d’autres termes, lâchez vos twitters et autres agrégateurs RSS, et au boulot !

Mais alors, comment devient-on un expert SEO ?

Bien que le secret du référencement ait été révélé, je ne sais toujours pas. Mais au fait, qu’est-ce qu’au juste un « Expert SEO » ? J’ai plutôt envie de vous poser comme question : Quels sont selon vous les facteurs qui vont clairement impacter la réussite d’une mission et faire la différence si on met en parallèle deux référenceurs sur un même type de projet ? La sous-traitance de la rédaction de contenus en masse, l’achat de liens, l’implication, le travail, la motivation, la passion, l’expérience, la réflexion, la curiosité, les contacts ? Peut-être, ai-je envie de répondre, un cocktail de tout cela ? :)